Les sources de la Semois

Les sources de la Semois, lieu de vie d’Arlon-la-celtique devenue Arlon-la-romaine-rue Sonnetty.

Longtemps perdues de vue, les sources de la Semois réapparaissent dans les années 1970 suite à une fouille initiée par l’Office du Tourisme, découvrant un grand bassin de rétention des eaux.

En aval de la source, dans la plaine, les Celtes ont bâti une agglomération. Les Romains en y faisant croiser 2 voies de Reims à Trèves et de Metz à Tongres ont développé, à cheval sur le croisement de ces 2 voies, Orolaunum Vicus jusque fin du 3ème siècle.

Le Royal Office du Tourisme y fait projeter un film unilingue français retraçant les fouilles à Arlon de 2006 à 2009. Mais un texte bilingue français/anglais résumant ces travaux d’archéologie y est distribué aux visiteurs depuis l’automne 2020.

Longtemps ignorées du grand public, les sources de la Semois réapparaissent dans les années ’70 suite à une fouille ordonnée par le syndicat d’initiative de l’époque. L’effort ne fut pas vain lorsqu’un grand bassin récoltant les eaux de la Semois apparut…

En aval de cette source et sur plusieurs centaines de mètres, les habitants d’Arlon se sont groupés pour former une agglomération celtique. Les Romains en ont fait Orolanum Vicus en la développant jusqu’à la fin du IIIème siècle. Orolanum se situe au croisement de 2 voies romaines importantes reliant Reims à Trèves et Metz à Tongres.

Au début du 4ème siècle, les Gallo-romains qui vivaient à Orolanum (Arlon) fortifient la « Knipchen » (Butte Saint-Donat) pour se protéger des populations germaniques qui s’infiltrent dans l’Empire. Arlon devient ainsi un castrum (place fortifiée). Mesurant un peu plus de 800 m de pourtour, épais de 4 m en moyenne et haut d’environ 8 m, le rempart était percé de portes imposantes et jalonné d’une quinzaine de tours. Le Musée de la « tour romaine Neptune » nous montre les vestiges d’une de ces tours, dégagés lors des fouilles de 1948. Les restes conservés sont encore impressionnants. Dans les fondations de la muraille, on aperçoit distinctement les restes de pierres sculptées provenant du vicus, dont un superbe bas-relief représentant Neptune. Le Musée de la 2ème « tour romaine Jupiter Caelius » a été ouvert au public en automne 2012. Les Amis des Musées ont financé l’installation d’un puissant projecteur et une protection en verre de la pierre originale de Jupiter Caelius. Grâce à la coopération du Service d’archéologie de la Région Wallonne, le Royal Office du Tourisme d’Arlon peut y projeter un film didactique retraçant les travaux d’archéologie réalisés par ce Service à Arlon de 2009 à 2012..